Monday, 22 February 2010

Estomac-Pastels

Exercice facile et simple.











1. La palette estomac.




2. L’élève travaille directement sur la photocopie ci-jointe extraite de l’album de l’anti-coloriage.
3. Voici plusieurs consignes possibles :

4. « Qu’avez-vous dans votre estomac après un bon repas ? »
5. « Que se passe-t-il dans l’estomac lorsque vous avez bien mangé ? »
6. « Vous avez mal à l’estomac, vous avez une indigestion. »

7. Attendez-vous à ce que les enfants dessinent les aliments en entier éparpillés sur la surface de l’estomac ; une banane, deux cerises, un œuf, des petits pois, une cuisse de poulet, des frites.
8. Un enfant ne « mangera/dessinera » pas facilement un yaourt à la fraise, ou de la purée.
9. Et vous que dessineriez-vous ?
10. Mais enfin ! Quel est l’objectif visé par cette incitation surprenante ?
11. Réponse : les mélanges de couleurs (aux bâtons de pastels à l’huile). Repérer la richesse des tons, des nuances, des camaïeux qui s’interpénètrent entre eux. L’estomac qui digère serait sans doute une belle palette de couleurs si on pouvait la voir !

12. La consigne verbale qui suit est peut-être plus appropriée pour ne plus obtenir des aliments en entier disséminés dans la surface blanche de l’estomac.
13. « Vous êtes en train de manger. Mangez ce que vous voulez, mais n’oubliez pas qu’il faut mastiquer quand on mange. Aujourd’hui vous allez même faire un effort de mastication ! »

14. Même cette consigne ne vous évitera pas, les dessins non mastiqués, non prédigérés, les aliments en entier dans l’estomac. Mais ce n’est pas grave, au contraire, cela peut être la première phase au crayon sur la photocopie en attendant que certains prennent conscience que c’est sans doute plus reserré dans ce sac/estomac et plus en compote. Ils sont en train de travailler de manière un peu calme et retenue, ils ont peur de ce qu’il y a dans ce lieu un peu tabou : le gros intestin le serait encore plus. Il faut accepter leur relative et temporaire retenue

15. Remarque : Lorsqu’il est possible de conjuguer une vraie séance de biologie sur le système digestif avec diapositives à l’appui comme je l’ai vu faire, il est certain que la photocopie prend un autre sens pour les enfants. Il faut profiter de l’interdisciplinarité quand cela est possible.

16. …Une fille s’aventure à parler de vomis. Toute la classe rit en faisant « béée ! » Néanmoins ils ont tous pris conscience qu’il s’agissait bien de bouillie. Il faut bien reconnaître que le document sur lequel nous travaillons s’y prête, sinon choisissez une autre photocopie à compléter. Par exemple : Une tête de jeune fille photocopiée, sans ses cheveux, à compléter et à coiffer.

17. Travailler aux pastels est de loin la meilleure idée, mais il est possible, à défaut, de travailler aux crayons de couleurs, aux stylos-feutres ou par collage de papiers de couleurs ; la surface blanche de la poche estomac va être l’arène dans laquelle va tomber directement ce qui est avalé, mastiqué et où il va se passer la digestion en live.
18. Il vous faudra privilégier le travail de la superposition des couleurs ; l’estomac est un espace et non pas seulement une surface, la transparence des ‘couleurs/aliments’ est à encourager. Les doigts poussent les couleurs les unes dans les autres pour faire de la bouillie de couleurs.
19. Par la suite, il est possible de pétrir, froisser et même piétiner la feuille de papier/estomac pour digérer en direct, je l’ai vu faire dans des conditions tout à fait plaisantes.

20. Mais il ne faut pas tout dire à l’avance, laisser les chercher des solutions... , des solutions qui seront reprises collectivement la plupart du temps : a fortiori lorsque l’idée d’un enfant, lancée à la cantonade est séduisante, ils l’acceptent naturellement et la reprennent à leur compte. Par exemple, j’ai vu un élève décider de froisser dans ses deux mains la ‘feuille/estomac’, l’idée à été reprise. L’important est que le maître ait l’à propos de refuser ou de laisser fuser les trouvailles.
21. Vous devez savoir ce qui est possible d’entreprendre, mais laisser leur l’impression que c’est eux que trouvent au fur et à mesure.

22. Vous pouvez donner ce travail à un groupe d’élèves en autonomie. Mais il est préférable que les élèves aient une certaine habitude de la pratique des arts plastiques. Une posture artistique audacieuse et aventureuse, celle, par exemple de badigeonner puis de froisser sa feuille travaillée aux pastels pour en obtenir des effets inédits, ne se fait pas naturellement dans les classes.

Variante.
23. Suite à une séance de technologie en CM2 sur les engrenages un stagiaire a décidé que ce n’était plus de l’estomac photocopié d’un humain qu’il s’agissait mais de celui d’un robot. La photocopie était donc l’intérieur d’un estomac de robot qui se nourrissait exclusivement d’engrenages et d’autres choses métalliques qu’ils ont ‘entassés/dessinés’ au crayon. Un tas de documents avaient été mis à la portée des yeux et de la main. C’était sacrément astucieux de la part du maître, le résultat fut de grande qualité.

Variante.
24. Le non-respect de l’échelle des aliments par rapport à l’estomac que je n’ai pas vu faire, est aussi une solution intéressante. On dit bien « avoir les yeux plus gros que le ventre » ; si l’élève décide qu’il a mangé la tour Eiffel, l’Arc de triomphe et Notre-Dame de Paris, vous devez convenir que l’idée est bonne. Vous pouvez penser à une suite à la Jacques Prévert.… et un raton laveur.


25. Lorsque le travail est fini, photographiez le groupe d’enfants en train de placer chacun la photocopie sur leur vrai estomac, et prendre l’attitude qu’ils veulent: C’est un enfant qui a trouvé l’idée, pourquoi s’en priver.

26. Des vidéos de séances existent en dévédé : il est possible de les consulter.





27. Gilbert GilbR Villemin écrit le 24/09/04 21:15









je prends les remarques. Ecrivez-moi, cliquez sur GilbR en haut à droite vous aurez mon adresse.

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